Le Dico

Les définitions sont données d’après le glossaire du cinquième rapport du GIEC.

Acidification de l’océan

Réduction du pH de l’océan sur une longue période, généralement sur plusieurs décennies ou plus, causée principalement par le piégeage du dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère, mais aussi par l’adjonction ou le retrait de substances chimiques dans l’océan. L’acidification anthropique de l’océan se rapporte à la composante de la réduction du pH causée par l’activité humaine.

Albédo

Fraction du rayonnement solaire réfléchie par une surface ou par un objet, souvent exprimée sous forme de pourcentage. Les surfaces enneigées ont un albédo élevé, les sols, un albédo élevé à faible et les surfaces couvertes de végétation et les océans, un albédo faible. L’albédo de la Terre fluctue principalement en fonction des variations de la nébulosité, de l’enneigement, de l’englacement, de la surface foliaire et du couvert terrestre.

Anthropique

Produit ou causé par les activités humaines.

Atmosphere

Enveloppe gazeuse de la Terre. L’atmosphère sèche est composée presque entièrement d’azote (rapport de mélange en volume de 78,1 %) et d’oxygène (rapport de mélange en volume de 20,9 %) ainsi que d’un certain nombre de gaz présents à l’état de trace, tels que l’argon (rapport de mélange en volume de 0,93 %), l’hélium et des gaz à effet de serre qui influent sur le rayonnement, notamment le dioxyde de carbone (rapport de mélange en volume de 0,035 %) et l’ozone. En outre, l’atmosphère contient de la vapeur d’eau, gaz à effet de serre, en proportion très variable, mais généralement dans un rapport de mélange en volume d’environ 1 %. L’atmosphère contient également des nuages et des aérosols.

Bilan d’énergie de la terre

La Terre est un système physique dont le bilan énergétique tient compte de toutes les énergies entrant (gains) et de toutes les énergies sortant (pertes). Pour obtenir ce bilan, on mesure la quantité d’énergie provenant du Soleil qui entre dans le système Terre, celle qui est perdue vers l’espace et celle qui demeure dans le système Terre y compris son atmosphère. Le rayonnement solaire est la source principale d’énergie du système Terre. L’énergie solaire incidente peut être diffusée et réfléchie par les nuages et les aérosols ou absorbée dans l’atmosphère. Le rayonnement transmis est alors soit absorbé soit réfléchi par la surface terrestre. L’albédo moyen de la Terre est d’environ 0,3, ce qui signifie que 30 % de l’énergie solaire incidente est réfléchie vers l’espace, tandis que 70 % de cette énergie est absorbée par la Terre. L’énergie de courtes longueurs d’onde provenant du rayonnement solaire est transformée en chaleur sensible, chaleur latente (changements d’état de l’eau), énergie potentielle et énergie cinétique avant d’être émise sous forme de rayonnement infrarouge. La température moyenne à la surface du globe étant proche de 15 °C (288 K), le flux principal d’énergie sortant se situe dans la bande infrarouge du spectre.

Bilan énergétique

Différence entre l’énergie reçue et l’énergie émise. Un bilan positif donne lieu à un réchauffement, un bilan négatif, à un refroidissement. La moyenne de ce bilan calculée pour l’ensemble de la planète et sur des périodes prolongées doit être nulle. Comme le système climatique tire presque toute son énergie du soleil, un bilan égal à 0 signifie que, globalement, le rayonnement solaire absorbé – c’est-à-dire la différence entre le rayonnement solaire incident et le rayonnement solaire réfléchi au sommet de l’atmosphère – est égal au rayonnement sortant de grandes longueurs d’onde émis par le système climatique.

Biomasse

Masse totale des organismes vivants dans un périmètre ou un volume donné; les végétaux morts peuvent être inclus en tant que biomasse morte. La combustion de la biomasse est la combustion des organismes végétaux vivants ou morts.

Biosphère terrestre et marine

Partie du système Terre comprenant tous les écosystèmes et organismes vivants présents dans l’atmosphère, sur terre (biosphère terrestre) ou dans les océans (biosphère marine), y compris la matière organique morte qui en provient, telle que la litière, la matière organique des sols et les détritus des océans.

Biosphère terrestre et marine

Partie du système Terre comprenant tous les écosystèmes et organismes vivants présents dans l’atmosphère, sur terre (biosphère terrestre) ou dans les océans (biosphère marine), y compris la matière organique morte qui en provient, telle que la litière, la matière organique des sols et les détritus des océans.

Changement climatique

Variation de l’état du climat, qu’on peut déceler (par exemple au moyen de tests statistiques) par des modifications de la moyenne et/ou de la variabilité de ses propriétés et qui persiste pendant une longue période, généralement pendant des décennies ou plus. Les changements climatiques peuvent être dus à des processus internes naturels ou à des forçages externes, notamment les modulations des cycles solaires, les éruptions volcaniques ou des changements anthropiques persistants dans la composition de l’atmosphère ou dans l’utilisation des terres. On notera que la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), dans son article premier, définit les changements climatiques comme des «changements de climat qui sont attribués directement ou indirectement à une activité humaine altérant la composition de l’atmosphère mondiale et qui viennent s’ajouter à la variabilité naturelle du climat observée au cours de périodes comparables». La CCNUCC établit ainsi une distinction entre les changements climatiques attribuables aux activités humaines altérant la composition de l’atmosphère et la variabilité du climat imputable à des causes naturelles.

Changement climatique brusque

Changement de grande échelle touchant le système climatique et s’étalant sur quelques décennies voire moins. Il persiste (ou devrait persister) durant quelques décennies au moins, provoquant des bouleversements dans les systèmes humains et naturels.

Changement climatique brusque

Changement de grande échelle touchant le système climatique et s’étalant sur quelques décennies voire moins. Il persiste (ou devrait persister) durant quelques décennies au moins, provoquant des bouleversements dans les systèmes humains et naturels.

Changement dynamique rapide des glaciers ou des nappes glaciaires

Variation de masse d’un glacier ou d’une nappe glaciaire causée par un changement d’écoulement, notamment la vitesse d’écoulement, et non par une modification touchant l’accumulation ou l’ablation. Le rythme de la variation de masse peut être supérieur à celui découlant d’un déséquilibre, quel qu’il soit, entre l’accumulation et l’ablation. Un changement dynamique rapide peut être déclenché par un facteur climatique, notamment une incursion d’eau relativement chaude sous une plate forme de glace ou l’amincissement d’un front glaciaire échoué sur l’estran, pouvant entraîner des réactions au sein du glacier et une perte rapide de glace.

Chaotique

Un système dynamique tel que le système climatique, régi par des équations non linéaires déterministes (voir Non-linéarité), peut présenter un comportement erratique ou chaotique, d’infimes changements dans l’état initial du système entraînant par la suite des changements importants et apparemment imprévisibles dans son évolution temporelle. Un tel comportement chaotique limite la prévisibilité de l’état des systèmes dynamiques non linéaires à des échéances précises dans le futur. Cependant, des changements de ses propriétés statistiques peuvent rester prévisibles en fonction des changements que subissent les paramètres du système ou les conditions aux limites.

Circulation générale

Mouvements à grande échelle de l’atmosphère et de l’océan provoqués par l’échauffement différentiel de la Terre en rotation et contribuant à rétablir l’équilibre énergétique du système par transfert de chaleur et de quantité de mouvement.

Climat

Au sens étroit du terme, le climat désigne en général le temps moyen ou, plus précisément, se réfère à une description statistique fondée sur les moyennes et la variabilité de grandeurs pertinentes sur des périodes variant de quelques mois à des milliers, voire à des millions d’années (la période type, définie par l’Organisation météorologique mondiale, est de 30 ans). Ces grandeurs sont le plus souvent des variables de surface telles que la température, la hauteur de précipitation et le vent. Dans un sens plus large, le climat désigne l’état du système climatique, y compris sa description statistique

Concentration en équivalent dioxyde de carbone

Concentration de dioxyde de carbone qui entraînerait le même forçage radiatif qu’un mélange donné de dioxyde de carbone et d’autres facteurs de forçage. Parmi ces facteurs, on peut ne tenir compte que des gaz à effet de serre ou alors à la fois des gaz à effet de serre et des aérosols. Si la concentration en équivalent CO2 est une mesure permettant de comparer le forçage radiatif d’un mélange de différents gaz à effet de serre à un moment donné, elle n’implique cependant pas d’équivalence en ce qui concerne les réponses correspondantes du changement climatique ou le forçage futur. Il n’existe en général aucune corrélation entre des émissions en équivalent CO2 et les concentrations en équivalent CO2 qui en résultent.

Convention Cadre des Nations-Unies sur les Changements Climatiques

Convention adoptée le 9 mai 1992 à New York et signée par plus de 150 pays et par la Communauté européenne lors du Sommet Planète Terre, qui s’est tenu à Rio de Janeiro en 1992. Son objectif ultime est de «stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique». Elle contient des engagements pour toutes les Parties. Conformément à la Convention, les Parties citées dans l’annexe I (tous les pays de l’OCDE et les pays en transition vers une économie de marché) doivent s’employer à ramener en 2000 les émissions de gaz à effet de serre non réglementées par le Protocole de Montréal à leur niveau de 1990. La Convention est entrée en vigueur en mars 1994. En 1997, les Parties de la CCNUCC ont adopté le Protocole de Kyoto.

Cryosphère

Totalité de l’eau se présentant sous une forme solide, à la surface et sous la surface des terres émergées et des océans, comprenant les glaces de mer, les glaces de lac, les glaces de cours d’eau, le manteau neigeux, les glaciers et les nappes glaciaires, et la couche de sol gelé (incluant le pergélisol).

Cycle du carbone

Expression utilisée pour désigner le flux de carbone (sous diverses formes telles que le dioxyde de carbone) dans l’atmosphère, les océans, la biosphère terrestre et marine et la lithosphère. Dans le présent rapport, on utilise comme unité de référence la gigatonne de carbone (GtC) ou le pétagramme de carbone (PgC, soit 1015 g), pour le cycle global du carbone.

Cycle hydrologique

Cycle selon lequel l’eau des océans et l’eau présente à la surface des terres émergées s’évapore, se déplace dans l’atmosphère sous la forme de vapeur d’eau, se condense pour former des nuages, retombe dans les océans et sur les terres émergées sous forme de pluie ou de neige, est interceptée par les arbres et la végétation, s’écoule par ruissellement à la surface des terres émergées, s’infiltre dans les sols, réalimente les nappes souterraines, se déverse dans les cours d’eau et, pour finir, se jette dans les océans, d’où elle s’évapore à nouveau. Les différents systèmes participant au cycle hydrologique sont habituellement qualifiés de systèmes hydrologiques.

Détection et attribution

La détection d’un changement est le processus consistant à démontrer que le climat ou un système sous l’effet du climat a changé selon certains critères statistiquement définis, sans donner la raison de ce changement. Un changement déterminé est détecté dans les observations s’il est établi que sa probabilité d’occurrence par un hasard découlant uniquement de la variabilité interne est faible – inférieure à 10 % par exemple. L’attribution est le processus consistant à évaluer les contributions relatives des différents facteurs déterminants d’un changement ou d’un phénomène, en précisant un degré de confiance statistique (Hegerl et al., 2010).

Dilatation thermique

En relation avec le niveau de la mer, augmentation de volume (et diminution de la densité) résultant du réchauffement de l’eau. Un réchauffement des océans entraîne une augmentation de leur volume et, par conséquent, une élévation du niveau de la mer

Dioxyde de carbone

Gaz d’origine naturelle ou résultant de la combustion des combustibles fossiles (pétrole, gaz, charbon, etc.) et de la biomasse ainsi que des changements d’affectation des terres et d’autres procédés industriels (ex.: production de ciment). C’est le principal gaz à effet de serre anthropique qui influe sur le bilan radiatif de la Terre. C’est aussi le gaz de référence pour la mesure des autres gaz à effet de serre. Son potentiel de réchauffement global est donc égal à 1.

Ecosystème

Complexe constitué d’organismes vivants, de leur milieu non vivant et de l’ensemble de leurs interactions, considéré en tant qu’unité fonctionnelle. Les composantes d’un écosystème donné et ses limites spatiales sont fonction de l’objet pour lequel l’écosystème est défini: dans certains cas, elles sont relativement précises et dans d’autres, relativement floues. Les limites d’un écosystème peuvent évoluer avec le temps. Des écosystèmes se nichent au sein d’autres écosystèmes; ils peuvent être très petits ou représenter l’ensemble de la biosphère. Au cours de la période actuelle, la plupart des écosystèmes comprennent l’être humain en tant qu’organisme clé ou subissent l’influence des activités humaines dans leur milieu.

Effet de serre

Effet radiatif de tous les constituants de l’atmosphère qui absorbent le rayonnement infrarouge. Les gaz à effet de serre, les nuages et, dans une moindre mesure, les aérosols absorbent le rayonnement terrestre émis à la surface de la Terre et dans l’atmosphère. Ces constituants émettent un rayonnement infrarouge dans toutes les directions, mais, toutes choses étant égales par ailleurs, la quantité nette de rayonnement émis vers l’espace est alors inférieure que ce qu’elle aurait pu être en l’absence de ces constituants, compte tenu de la baisse de la température avec l’altitude dans la troposphère et de l’affaiblissement de l’émission qui en découle. L’augmentation de la concentration de gaz à effet de serre accroît cet effet; on fait parfois référence à cette différence en utilisant l’expression effet de serre additionnel. L’augmentation de la concentration des gaz à effet de serre découlant d’émissions anthropiques se traduit par un forçage radiatif instantané. La surface terrestre et la troposphère se réchauffent en réponse à ce forçage, rétablissant graduellement l’équilibre radiatif au sommet de l’atmosphère.

Effet radiatif

Incidence sur le flux de rayonnement ou sur le taux de réchauffement (le plus communément, sur le flux descendant au sommet de l’atmosphère) de l’interaction d’un constituant en particulier avec les champs de rayonnement soit infrarouge soit solaire, par absorption, diffusion et émission, par comparaison aux conditions dans une atmosphère, par ailleurs identique, en l’absence de ce constituant. Cela permet de quantifier l’influence du constituant étudié sur le système climatique. L’interaction aérosols-rayonnement, l’effet radiatif des nuages ou l’effet de serre en sont des exemples. Dans le présent rapport, on emploie l’expression forçage radiatif instantané pour indiquer la partie de tout effet radiatif au sommet de l’atmosphère étant dû à des influences externes, anthropiques ou autres (ex.: éruptions volcaniques ou variations du Soleil).

Effet radiatif des nuages

Effet radiatif des nuages par comparaison à une situation identique en l’absence de nuages. Dans les rapports précédents du GIEC, on appelait cet effet le forçage radiatif dû aux nuages, mais cela faisait apparaître un manque de cohérence entre les différents usages du mot forçage. Aussi a-t-on préféré lui substituer le mot effet dans le présent rapport.

Effet rebond

Quand le CO2 est extrait de l’atmosphère, le gradient de sa concentration entre les réservoirs de carbone que représentent l’atmosphère et les sols et l’océan diminue. Cela conduit ensuite à une réduction ou à une inversion du rythme de transfert inhérent de CO2 depuis l’atmosphère par des processus naturels du cycle du carbone, dans les terres émergées et les océans.

Forçage externe

Se rapporte à un agent de forçage extérieur au système climatique qui provoque un changement dans ce dernier. Les éruptions volcaniques, les variations de l’activité solaire, les changements anthropiques de la composition de l’atmosphère ainsi que les changements d’affectation des terres sont des forçages externes. Le forçage orbital est également un forçage externe, l’insolation variant en fonction des caractéristiques de l’orbite de la Terre (excentricité, obliquité, précession des équinoxes).

Forçage radiatif

Variation du flux de rayonnement résultant (différence entre l’éclairement descendant et l’éclairement ascendant, exprimée en W m–2), à la tropopause ou au sommet de l’atmosphère, due à une modification d’un agent externe du changement climatique, par exemple une modification de la concentration de dioxyde de carbone ou du rayonnement solaire. Parfois encore, on parle de forçage en se référant à des facteurs internes, alors que ceux ci découlent de l’altération du climat, notamment les variations touchant les aérosols ou les gaz à effet de serre dans les paléoclimats. D’ordinaire, on calcule le forçage radiatif après avoir laissé les températures stratosphériques éventuellement perturbées se réajuster à l’équilibre radiatif dynamique, en maintenant toutefois toutes les propriétés troposphériques à leurs valeurs non perturbées. Le forçage radiatif est dit instantané si on ne tient pas compte du changement de température dans la stratosphère. Une fois les ajustements rapides pris en compte, on parle alors de forçage radiatif effectif. Pour les besoins du présent rapport, le forçage radiatif est en outre défini comme le changement par rapport à l’année 1750 et, sauf indication contraire, se rapporte à une valeur moyenne annuelle à l’échelle du globe. Le forçage radiatif ne doit pas être confondu avec le forçage radiatif dû aux nuages, expression analogue servant à décrire une mesure, sans réel rapport, de l’incidence des nuages sur le flux du rayonnement au sommet de l’atmosphère.

Gaz à effet de serre

Constituants gazeux de l’atmosphère, tant naturels qu’anthropiques, qui absorbent et émettent un rayonnement à des longueurs d’onde données du spectre du rayonnement terrestre émis par la surface de la Terre, l’atmosphère et les nuages. C’est cette propriété qui est à l’origine de l’effet de serre. La vapeur d’eau (H2O), le dioxyde de carbone (CO2), l’oxyde nitreux (N2O), le méthane (CH4) et l’ozone (O3) sont les principaux gaz à effet de serre présents dans l’atmosphère terrestre. Il existe également des gaz à effet de serre résultant uniquement des activités humaines, tels que les hydrocarbures halogénés et autres substances contenant du chlore et du brome, dont traite le Protocole de Montréal. Outre le CO2, le N2O et le CH4, le Protocole de Kyoto traite, quant à lui, d’autres gaz à effet de serre tels que l’hexafluorure de soufre (SF6), les hydrofluorocarbones (HFC) et les hydrocarbures perfluorés (PFC)

Géoingénierie

Terme qui se rapporte à un vaste ensemble de méthodes et de techniques visant à modifier délibérément le système climatique pour lutter contre les effets du changement climatique. Dans la plupart des cas, mais pas dans tous, ces méthodes visent à 1) réduire la quantité d’énergie solaire absorbée par le système climatique (gestion du rayonnement solaire) ou 2) augmenter la capacité nette des puits de carbone atmosphérique à une échelle suffisamment grande pour avoir un effet sur le climat (élimination du dioxyde de carbone). L’échelle et le but ont une importance capitale. Deux caractéristiques essentielles des méthodes de géo-ingénierie suscitent des inquiétudes particulières: elles utilisent ou touchent le système climatique (ex.: atmosphère, terres émergées ou océans), à l’échelle mondiale ou régionale et/ou elles pourraient avoir des effets considérables indésirables au delà des frontières nationales. La géo ingénierie est différente de la modification artificielle du temps et du génie écologique, mais la distinction peut ne pas être claire.

Hydrosphère

Composante du système climatique formée des eaux superficielles et souterraines liquides, telles que les océans, les mers, les cours d’eau, les lacs d’eau douce, les eaux souterraines, etc.

Hydrosphère

Composante du système climatique formée des eaux superficielles et souterraines liquides, telles que les océans, les mers, les cours d’eau, les lacs d’eau douce, les eaux souterraines, etc.

Inertie du changement climatique

En raison de l’inertie thermique des océans et de la lenteur des processus propres à la cryosphère et aux terres émergées, le climat continuerait de changer même si la composition de l’atmosphère se maintenait aux valeurs observées aujourd’hui. L’évolution passée de la composition de l’atmosphère se traduit par un changement climatique engagé qui durera tant que le déséquilibre radiatif persistera et jusqu’à ce que toutes les composantes du système climatique se soient ajustées à ce nouvel état. Le changement de température qui interviendra après que la composition de l’atmosphère aura été maintenue constante est désigné sous l’appellation inertie thermique à composition constante ou simplement réchauffement engagé ou inertie du réchauffement. L’inertie du changement climatique entraînera également d’autres changements qui toucheront notamment le cycle hydrologique, les phénomènes météorologiques extrêmes, les phénomènes climatiques extrêmes et les variations du niveau de la mer. On parlera d’inertie pour des émissions constantes pour désigner le changement climatique inertiel qui résulterait d’une stabilisation des émissions anthropiques et d’inertie pour des émissions nulles pour désigner le changement climatique inertiel qui résulterait d’un arrêt de ces émissions

Interactions aérosols-nuages

Processus par lequel une perturbation des aérosols influe sur les propriétés microphysiques et sur le développement des nuages, les aérosols servant de noyaux de condensation des nuages ou de noyaux glaciogènes, en particulier par un effet sur le rayonnement et les précipitations; cela peut comprendre aussi l’effet des nuages et des précipitations sur les aérosols. La perturbation des aérosols peut être d’origine anthropique ou naturelle.

Irréversibilité

L’état perturbé d’un système dynamique est dit irréversible à une échelle de temps donnée, quand la durée nécessaire pour que le système retrouve son état normal par un processus naturel est nettement plus longue que le temps qu’il faut pour que le système atteigne cet état perturbé. Dans le domaine qui intéresse le Groupe de travail I, l’échelle de temps en question se situe entre le siècle et le millénaire.

Lithosphère

Partie externe solide du globe terrestre, tant continentale qu’océanique, comprenant l’ensemble des roches de la croûte terrestre ainsi que la partie froide, essentiellement élastique, du manteau supérieur. Bien qu’elle se produise dans la lithosphère, l’activité volcanique n’est pas considérée comme faisant partie du système climatique, mais plutôt comme un facteur de forçage externe.

Non-linéarité

Un processus est dit non linéaire lorsqu’il n’y a pas de rapport de proportion simple entre ses causes et ses effets. Le système climatique comprend de nombreux processus non linéaires, d’où son comportement potentiellement très complexe. Cette complexité peut entraîner des changements climatiques brusques.

Noyaux de condensation des nuages (NCN)

Particules en suspension dans l’air (aérosols) servant de site initial à la condensation de l’eau liquide et pouvant conduire à la formation de gouttelettes nuageuses dans des conditions normales de formation de nuages. La taille est le facteur principal qui détermine quelles particules deviennent des noyaux de condensation dans des conditions de supersaturation données.

Oxydes nitreux (N2O)

Un des six gaz à effet de serre dont il est prévu de réduire les émissions au titre du Protocole de Kyoto. L’agriculture (gestion des sols et des effluents d’élevage) est la principale source anthropique d’oxyde nitreux, même si l’épuration des eaux usées, la combustion des combustibles fossiles et les procédés de l’industrie chimique jouent également un rôle important à cet égard. L’oxyde nitreux est aussi émis naturellement par toute une série de sources biologiques dans les sols et dans l’eau, et notamment par l’action microbienne dans les forêts tropicales humides.

Ozone (O3)

L’ozone, qui est la forme triatomique de l’oxygène (O3), est un constituant gazeux de l’atmosphère. Dans la troposphère, il se forme à la fois naturellement et par suite de réactions photochimiques faisant intervenir des gaz résultant de l’activité humaine (smog). L’ozone troposphérique agit comme un gaz à effet de serre. Dans la stratosphère, il résulte de l’interaction du rayonnement solaire ultraviolet et de l’oxygène moléculaire (O2). L’ozone stratosphérique joue un rôle décisif dans l’équilibre radiatif de la stratosphère. C’est dans la couche d’ozone que sa concentration est la plus élevée.

Paramètre de rétroaction climatique

Une des méthodes de quantification de la réponse radiative du système climatique à un changement de la température moyenne à la surface du globe, induit par un forçage radiatif. Ce paramètre varie en raison inverse de la sensibilité climatique effective. Le paramètre de rétroaction climatique (α; unité: W m–2 °C–1) se définit comme suit: α = (ΔQ – ΔF) / ΔT, où Q représente le forçage radiatif mondial moyen, T la température moyenne de l’air à la surface du globe, F le flux thermique vers l’océan et Δ un changement par rapport à un climat non perturbé.

Phénomène météorologique extrême

Phénomène rare en un endroit et à un moment de l’année particuliers. Même si les définitions du mot rare varient, un phénomène météorologique extrême devrait normalement se produire aussi rarement, sinon plus, que le dixième ou le quatre vingt dixième centile de la fonction de densité de probabilité établie à partir des observations. Par définition, les caractéristiques de conditions météorologiques extrêmes peuvent, dans l’absolu, varier d’un lieu à un autre. Lorsque des conditions météorologiques extrêmes se prolongent pendant un certain temps, l’espace d’une saison par exemple, elles peuvent être considérées comme un phénomène climatique extrême, en particulier si elles correspondent à une moyenne ou à un total en lui-même extrême (ex.: une sécheresse ou de fortes pluies pendant toute une saison).

Potentiel de réchauffement global

Indice fondé sur les propriétés radiatives des gaz à effet de serre, qui sert à mesurer, à la suite d’une émission ponctuelle, le forçage radiatif d’une unité de masse d’un tel mélange dans l’atmosphère actuelle, intégré pour un horizon de temps donné par rapport à celui du dioxyde de carbone. Le PRG représente l’effet combiné des temps de séjour différents de ces gaz dans l’atmosphère et de leur pouvoir relatif sur le forçage radiatif. Le Protocole de Kyoto s’appuie sur les PRG pour des émissions ponctuelles sur une durée de 100 ans.

Profils représentatifs d’évolution de concentration (RCP)

Scénarios comprenant les séries chronologiques complètes des émissions et des concentrations de gaz à effet de serre et aérosols, des gaz chimiquement actifs, ainsi que de l’utilisation des terres et de la couverture terrestre (Moss et al., 2008). Ces profils sont représentatifs dans la mesure où ils font partie d’un ensemble de scénarios distincts possibles conduisant à un forçage radiatif aux caractéristiques similaires. On parle de profil d’évolution pour souligner le fait qu’on ne s’intéresse pas seulement aux niveaux de concentration atteints à long terme, mais aussi à la trajectoire suivie pour parvenir à ce résultat (Moss et al., 2010). 

Il a été choisi quatre RCP produits à partir de scénarios publiés, établis par des modèles d’évaluation intégrés, pour les besoins du présent rapport dévaluation du GIEC, comme base des prévisions et projections climatiques présentées dans les chapitres 11 à 14:

  • RCP2,6 : Un profil dans lequel le forçage radiatif atteint un pic d’environ 3 W m–2 avant 2100, puis décroît (ECP correspondant basé sur des émissions constantes après 2100)
  • RCP4,5 et RCP6,0 : Deux profils de stabilisation intermédiaires, où le forçage radiatif se stabilise à environ 4,5 W m–2 et 6,0 W m–2 après 2100 (ECP correspondant basé sur des émissions constantes après 2150)
  • RCP8,5 : Un profil haut, dans lequel le forçage radiatif excède 8,5 W m–2 en 2100 et continue de croître pendant un certain temps encore (ECP correspondant basé sur des émissions constantes après 2100 et des concentrations constantes après 2250).
Projection climatique

Simulation de la réponse du système climatique à un scénario futur d’émissions ou de concentration de gaz à effet de serre et d’aérosols, obtenue généralement à l’aide de modèles climatiques. Les projections climatiques se distinguent des prévisions climatiques par le fait qu’elles sont fonction des scénarios d’émissions, de concentration ou de forçage radiatif utilisés, qui reposent sur des hypothèses concernant, par exemple, l’évolution socio économique et technologique à venir, ces hypothèses pouvant se réaliser ou non.

Protocole de Kyoto

Le Protocole de Kyoto à la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) a été adopté en 1997 à Kyoto, au Japon, lors de la troisième session de la Conférence des Parties (CdP) de la CCNUCC. Il comporte des engagements contraignants, en plus de ceux qui figurent dans la CCNUCC. Les pays visés dans l’annexe B du Protocole (la plupart des pays de l’OCDE et des pays à économie en transition) se sont engagés à ramener leurs émissions anthropiques de gaz à effet de serre (dioxyde de carbone, méthane, oxyde nitreux, hydrofluorocarbones, hydrocarbures perfluorés et hexafluorure de soufre) à 5 % au moins au-dessous de leurs niveaux de 1990 pendant la période d’engagement (2008 2012). Le Protocole de Kyoto est entré en vigueur le 16 février 2005.

Protocole de Montréal

Le Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d’ozone a été adopté à Montréal en 1987, puis actualisé et amendé à Londres (1990), Copenhague (1992), Vienne (1995), Montréal (1997) et Beijing (1999). Il réglemente la consommation et la production d’un certain nombre de substances chimiques chlorées et bromées qui détruisent l’ozone stratosphérique, tels que les chlorofluorocarbones, le trichloroéthane ou le tétrachlorure de carbone et bien d’autres.

Puits

Tout processus, activité ou mécanisme qui élimine de l’atmosphère un gaz à effet de serre, un aérosol ou un précurseur de gaz à effet de serre ou d’aérosol.

Réservoir

Composante du système climatique, autre que l’atmosphère, ayant la capacité de stocker, d’accumuler ou de libérer une substance potentiellement nocive (carbone, gaz à effet de serre, précurseur, etc.). Les océans, les sols et les forêts sont des exemples de réservoirs de carbone. Bassin est un terme équivalent (à noter que le terme bassin inclut souvent l’atmosphère). On appelle stock la quantité absolue de substance potentiellement nocive contenue dans un réservoir à un moment donné.

Rétroaction climat-cycle du carbone

Rétroaction climatique entraînant des changements dans les propriétés du cycle du carbone terrestre et océanique en réponse au changement climatique. Les variations de la température et de la circulation océaniques peuvent influer sur le flux de CO2 entre l’atmosphère et l’océan; sur les continents, le changement climatique peut influer sur la photosynthèse des plantes et la respiration microbienne des sols, et donc sur le flux de CO2 entre l’atmosphère et la biosphère terrestre.

Rétroaction climatique

Interaction selon laquelle une perturbation touchant une variable climatique provoque, dans une seconde, des changements qui influent à leur tour sur la variable initiale. Une rétroaction positive renforce la perturbation initiale, alors qu’une rétroaction négative l’atténue. Dans le présent rapport d’évaluation, on utilise souvent une définition relativement restreinte de ce processus, selon laquelle la variable subissant la perturbation est la température moyenne à la surface du globe qui, à son tour, provoque des changements du bilan radiatif du globe. Dans les deux cas, la perturbation initiale peut découler d’un forçage externe ou correspondre à une variabilité interne.

Rétroaction glace-albédo

Rétroaction climatique entraînant des changements dans l’albédo de la surface terrestre. La neige et la glace ont un albédo bien supérieur (jusqu’à ~0,8) à l’albédo terrestre moyen (~0,3). En cas de réchauffement, on prévoit un rétrécissement de l’étendue de neige et de glace, l’albédo global de la Terre diminuerait alors et une quantité plus importante de rayonnement solaire serait absorbée, ce qui entraînerait un réchauffement encore plus important de la planète.

Rétroaction nuageuse

Rétroaction climatique se caractérisant par des variations d’une propriété des nuages, quelle qu’elle soit, en réponse à des variations locales ou mondiales de la température moyenne à la surface du globe. Pour pouvoir comprendre les rétroactions nuageuses et déterminer leur ampleur et leur signe, il est indispensable de comprendre en quoi un changement climatique peut influer sur les différents types de nuages, sur la nébulosité, sur la hauteur des nuages, sur leurs propriétés radiatives, et finalement sur le bilan radiatif de la Terre. Pour l’heure, les rétroactions nuageuses constituent la principale source d’incertitude des estimations de la sensibilité du climat.

Révolution industrielle

Période de croissance industrielle rapide aux profondes répercussions sociales et économiques, qui a débuté en Grande Bretagne pendant la seconde moitié du XVIIIe siècle et s’est poursuivie en Europe, puis dans d’autres pays, dont les États Unis d’Amérique. L’invention de la machine à vapeur a été un facteur majeur de cette évolution. La révolution industrielle marque le début d’une augmentation importante de l’utilisation des combustibles fossiles et des émissions, notamment de dioxyde de carbone fossile.

Scénario

Description vraisemblable de ce que nous réserve l’avenir, fondée sur un ensemble cohérent et intrinsèquement homogène d’hypothèses concernant les principales forces motrices (rythme de l’évolution technologique, prix, etc.) et les relations en jeu. Les scénarios ne sont ni des prédictions ni des prévisions, mais permettent cependant de mieux cerner les conséquences de différentes évolutions ou actions.

Scénario climatique

Représentation vraisemblable et souvent simplifiée du climat futur, fondée sur un ensemble intrinsèquement cohérent de relations climatologiques et établie expressément pour déterminer les conséquences possibles des changements climatiques anthropiques, qui sert souvent à alimenter les modèles d’impact. Les projections climatiques servent fréquemment de matière première aux scénarios climatiques, quoique ces derniers nécessitent généralement des informations supplémentaires, par exemple sur le climat actuel observé. Un scénario du changement climatique correspond à la différence entre un scénario climatique et le climat actuel.

Scénario d’émissions

Représentation plausible de l’évolution future des émissions de substances susceptibles d’avoir des effets radiatifs (gaz à effet de serre, aérosols, etc.), fondée sur un ensemble cohérent et homogène d’hypothèses relatives aux éléments moteurs (évolution démographique et socio économique, progrès technologique, etc.) et à leurs interactions principales. Les scénarios de concentration, découlant des scénarios d’émissions, servent de données initiales aux modèles climatiques pour le calcul des projections climatiques. Le GIEC a présenté en 1992 un ensemble de scénarios d’émissions qui lui ont servi à établir des projections climatiques (1996). Ces scénarios d’émissions ont été appelés scénarios IS92. Dans le rapport spécial du GIEC consacré aux scénarios d’émissions (Nakičenović et Swart, 2000), de nouveaux scénarios d’émissions, appelés scénarios SRES, ont été publiés, dont certains ont notamment servi de base pour les projections climatiques présentées dans les chapitres 9 à 11 du rapport publié par le GIEC en 2001 et les chapitres 10 et 11 du rapport publié en 2007. De nouveaux scénarios d’émissions associés au changement climatique, à savoir les quatre profils représentatifs d’évolution de concentration, ont été mis au point pour la présente évaluation du GIEC, mais indépendamment de celle ci.

Sensibilité du climat

Dans les rapports du GIEC, la sensibilité du climat à l’équilibre (unité: °C) désigne les variations à l’équilibre (état stable) de la température moyenne à la surface du globe à la suite d’un doublement de la concentration d’équivalent CO2 dans l’atmosphère. En raison de contraintes de calcul, la sensibilité du climat à l’équilibre dans un modèle climatique est parfois estimée à l’aide d’un modèle de circulation générale de l’atmosphère couplé à un modèle de la couche de mélange océanique, étant donné que cette sensibilité est déterminée en grande partie par des processus atmosphériques. Des modèles efficaces peuvent être conduits à l’équilibre avec un océan dynamique. Le paramètre de sensibilité du climat (unité: °C (W m–2)–1) se rapporte au changement d’équilibre dans la température moyenne annuelle à la surface du globe pour un écart unitaire du forçage radiatif.

Système climatique

Système extrêmement complexe comprenant cinq grands éléments: l’atmosphère, l’hydrosphère, la cryosphère, la lithosphère et la biosphère, et qui résulte de leurs interactions. Ce système évolue avec le temps sous l’effet de sa propre dynamique interne et en raison de forçages externes tels que les éruptions volcaniques, les variations de l’activité solaire ou les forçages anthropiques (notamment les variations de la composition de l’atmosphère ou les changements d’affectation des terres).

Température moyenne à la surface du globe

Estimation de la température moyenne de l’air à la surface du globe. Cependant, pour ce qui est des changements avec le temps, seules les anomalies par rapport aux conditions climatiques normales sont utilisées, le plus souvent fondées sur la moyenne mondiale, pondérée en fonction de la surface, de l’anomalie de la température de la mer en surface et de l’anomalie de la température de l’air à la surface des terres émergées.

Temps de réponse

Le temps de réponse ou d’ajustement est le temps nécessaire au système climatique ou à ses composantes pour retrouver l’équilibre d’un nouvel état, après un forçage dû à des processus externes. Il diffère grandement selon les composantes du système climatique. Le temps de réponse de la troposphère est relativement court, de quelques jours à quelques semaines, tandis qu’il faut généralement plusieurs mois pour que la stratosphère recouvre son équilibre. En raison de leur capacité thermique élevée, les océans ont un temps de réponse beaucoup plus long, qui s’énonce généralement en décennies, et parfois en siècles ou en millénaires. Le temps de réponse du système étroitement couplé que forment la surface du globe et la troposphère est donc long par rapport à celui de la stratosphère, puisqu’il est déterminé principalement par les océans. La biosphère peut répondre rapidement (par exemple en cas de sécheresse), mais aussi très lentement à des changements imposés. Voir Durée de vie pour une autre définition du temps de réponse pertinent pour le rythme des processus qui influent sur la concentration des gaz à l’état de trace.

Variabilité du climat

Variations de l’état moyen et d’autres variables statistiques (écarts types, extrêmes, etc.) du climat à toutes les échelles spatiales et temporelles au-delà de la variabilité propre à des phénomènes météorologiques particuliers. La variabilité peut être due à des processus internes naturels au sein du système climatique (variabilité interne) ou à des variations des forçages externes anthropiques ou naturels (variabilité externe).