En l’espace d’un siècle, les sons produits par les activités humaines, en particulier le bruit des transports et des chantiers de construction, ont proliféré dans le paysage allant jusqu’à perturber le calme naturel, le bien-être humain et la santé des écosystèmes.

Un enjeux de santé publique

La pollution sonore fait référence à une gêne auditive qui empêche de se sentir au calme. Les sources de pollution sonore peuvent être naturelles (bruits d’animaux, phénomènes météorologiques, volcaniques ou sismiques, conversations humaines…) ou liées aux activités de nos sociétés (transports, chantiers, alarmes, téléphones, musique…).

La gêne auditive est un fléau auquel nous sommes confrontés au quotidien. Si le son n’est perceptible qu’à partir de 0 dB, il devient dérangeant à compter de 75 dB. Au-delà du seuil des 85 dB, le son devient dangereux pour l’homme. Néanmoins, la douleur auditive ne devient perceptible qu’à partir de 120 dB. Entre 85 et 120 dB se situe donc une zone grise, où les risques demeurent imperceptibles. 

On appelle nuisance sonore un son qui crée des dégâts de par son caractère répétitif ou son niveau trop élevé. Les bruits entrent dans cette catégorie lorsque leur niveau sonore dépasse 80 dB.

pour en savoir + : http://www.cochlea.org/entendre/champ-auditif-humain

En ville, il est de plus en plus difficile de fuir les bruits de l’activité humaine. Dans l’agglomération parisienne, les niveaux sonores dépassent les normes européennes. 

Deux études publiées dans Science et PNAS, révèlent que la pollution sonore parvient même jusqu’aux zones reculées des parcs nationaux américains.



Les nuisances sonores peuvent gravement impacter la santé des populations, se traduisant d’abord par des troubles auditifs (diminution des capacités d’écoute, forte fatigue, douleur, acouphènes, sifflements, surdité partielle voire complète…), psychiques (augmentation du niveau de stress, diminution des performances cognitives, mal-être, dépression) et à terme, économiques (hausse des arrêts maladies). Les endroits les plus exposés à un niveau sonore élevé sont les alentours des aéroports, les réseaux routiers, les lieux publics très fréquentés mais aussi certains lieux de travail (ateliers bruyants, chantiers…).

Et des impacts écologiques …

Bruit des voitures, des motos, des camions, des avions, des cargos mais aussi des chantiers… Cette cacophonie génère du stress chez les humains et au sein des autres espèces animales, qu’elles soient terrestres ou marines. Passé un certain seuil d’intensité, le son risque même d’engendrer des effets plus graves, comme la perte irréversible d’audition, l’incapacité de communiquer avec ses pairs, la désorientation… mettant en péril la survie de nombreuses populations.