La Méditerranée telle que nous la connaissons, est une mer récente, formée il y a quelques 20Ma. C’est une mer intercontinentale (étym. Latin. “Mare Mediterraneum” : mer au milieu des terres). Elle est bordée par les côtes d’Europe du Sud, d’Afrique du Nord, d’Asie de l’Ouest et ouvre sur l’océan Atlantique, via le détroit de Gibraltar.

La Méditerranée se situe à la limite entre deux plaques tectoniques : la plaque eurasienne au Nord et la plaque africaine au Sud. C’est une mer relativement récente, qui a commencé à se former il y a 35 Ma (rifting océanique). Au Sud, en bordure de la côte Nord-Africaine, on retrouve toutefois un plancher océanique plus ancien (-252 à -66 Ma). Il s’agirait là des vestiges de l’ancien océan mondial Téthys. Cet océan se serait étendu autrefois entre les supercontinents Eurasia et Gondwana et aurait progressivement disparu, en raison de l’éclatement des supercontinents et des processus tectoniques (subduction, collisions continentales…).

En particuliers, dans la région actuelle de la Méditerranée, sa disparition aurait été provoquée par un processus de subduction lié au rapprochement des plaques eurasiennes et africaines. S’il reste encore quelques traces de l’ancien plancher océanique, la subduction se poursuit encore aujourd’hui et cause d’importants séismes. La subduction est également responsable de la forte activité volcanique de la région, en particulier en Sicile et en Italie.

Le mouvement de convergence entre les plaques Eurasie et Afrique se traduit par des zones de subduction en Méditerranée centrale (arcs égéen et tyrrhénien), de collision en Méditerranée occidentale (chaîne de l’Atlas et chaîne alpine) et, plus localement, de coulissement (faille nord anatolienne) ou de distension (mer Égée). La vitesse de convergence varie entre 0,4 à 1 cm/an en Méditerranée occidentale et entre 3 à 4 cm/an en Méditerranée orientale, ce qui se traduit par une activité sismique plus soutenue et plus intense à l’Est du bassin méditerranéen.