Les roches sont les matériaux constitutifs de la surface de notre planète. La matière qui les composent est qualifiée de minérale, à la différence des matières organiques qui structurent la vie.

Les matière minérale est agencée sous forme de cristaux (du grec krustallos, “glace”), c’est-à-dire de grains solides, d’aspect homogène, légèrement vitreux. Ces grains peuvent être visibles à l’œil nu (on parle alors de phénocristaux) ou si petits que leur observation nécessite un microscope. Les cristaux sont contenus dans une matrice (matière non cristallisée) que l’on appelle aussi le verre.

Les minéraux se différencient par leur couleur, leur transparence, la nature et même l’agencement de leurs atomes dans l’espace (que l’on appelle aussi la structure cristalline).

La cristallisation correspond au passage d’un état désordonné de la matière à un état solide ordonné obéissant à des lois géométriques précises. Elle se produit durant le refroidissement de la matière minérale (voir : exercice n°1). Toutefois, quand ce refroidissement se produit de manière soudaine et très rapide (quelques heures), les structures cristallines ont très peu de temps pour se former. 

Les roches résultantes ont des cristaux très petits (exemple : basalte) entourés d’un verre important. En conséquence, il existe une très grande diversité de roches. Elles se distinguent à l’œil nu par leur couleur, leur texture plus ou moins lisse ou granuleuse… des propriétés qui dépendent de leur composition minéralogique et donc de leur condition de formation.