La météo correspond à l’état de l’atmosphère en un certain lieu et à une certaine date. Cet état est caractérisé par de nombreux paramètres physiques comme la température, le vent, l’humidité, les précipitations et l’ennuagement, que l’on regroupe sous le nom de conditions météorologiques. La compréhension des phénomènes météorologiques repose donc sur une bonne compréhension du milieu atmosphérique. 

L’atmosphère est l’enveloppe gazeuse qui entoure notre planète. Sa densité décroît de manière exponentielle au fur et à mesure que l’on s’éloigne du sol si bien qu’elle marque une zone de transition entre la Terre et le vide spatial. 

L’atmosphère est dynamique, en particulier dans ses basses couches. Le vent est un déplacement d’air provoqué par une différence de pression ou de température d’un lieu à l’autre. On le caractérise par sa direction, c’est-à-dire le lieu d’où provient l’air, et sa vitesse de déplacement.

Les zones de basses pressions sont appelées des dépressions. Elles sont associées à une convergence d’air chaud et humide en surface et à la formation de nuages en altitude, un phénomène synonyme de temps couvert pouvant résulter en la formation de tempêtes de grande ampleur.

Les zones de hautes pressions sont appelées des anticyclones. Elles sont associées à une subsidence d’air sec. Ce processus vient chasser les nuages de basse altitude et amène le beau temps. Les anticyclones sont des événements persistants. Ils garantissent une période de beau temps sur plusieurs jours. 

Pour mieux comprendre la distinction entre les anticyclones et les dépressions atmosphériques, écoutons François Gourand, ingénieur prévisionniste de Météo France.

Les conditions météorologiques varient en fonction des saisons (plus précisément, en fonction de la quantité d’énergie solaire reçue au sol) et sont conditionnées par les facteurs géographiques comme l’altitude, la latitude, la présence d’eau à proximité (mer, océan, lac…). Elles sont relevées quotidiennement par les capteurs installés dans les stations au sol et à bord des satellites. Les données sont ensuite transmises aux services météorologiques et utilisées pour établir des prévisions sur 10 à 15 jours.

Station météorologique implantée sur le Vésuve, en Italie. Crédit : M. Osmenda
Vue aérienne de la chaîne des Alpes sous la neige, en conditions fortement nuageuses. Crédit : NASA Visible Earth

Mais prévoir le temps n’est pas une tâche aisée. En effet, les phénomènes météorologiques se produisent sur plusieurs échelles temporelles et spatiales. Ainsi un orage peut durer quelques heures tandis que les tempêtes des moyennes latitudes peuvent durer plusieurs jours et s’étendre sur des milliers de kilomètres. Prévoir la météo qu’il fera dans 1, 5 ou 10 jours demande d’anticiper ces processus et leurs interactions. Aussi, malgré l’importance des moyens techniques, la prévision de certains phénomènes complexes, comme les tempêtes tropicales, reste difficile et fait encore l’objet d’une quête d’amélioration permanente.