Le climat est fréquemment évoqué dans les médias, à travers des phénomènes comme le réchauffement global, le dérèglement climatique, la montée des eaux, le risque accru de tempêtes… Derrière ces phénomènes, de nombreux phénomènes physiques sont à l’œuvre. Avant de nous intéresser à ces processus, penchons nous sur la notion de climat. 

Le climat se distingue de la météo, au sens où il correspond aux conditions météorologiques moyennes qui règnent en un endroit donné au cours d’une période de l’année bien définie. Il conditionne le développement des organismes et les récoltes.

Son étude est l’objet de la climatologie, une science qui fait appel à de nombreuses autres disciplines comme la météorologie (pour la connaissance de l’état de l’atmosphère), la géographie physique (pour la caractérisation de la surface et l’étude de ses interactions avec les vents) mais aussi la géochimie, l’océanographie…

Le but de la climatologie moderne est non seulement de caractériser les climats terrestres mais aussi de comprendre leur évolution à travers les âges, que ce soit loin dans le passé ou dans les temps futurs. 

Les climats actuels se définissent à partir de la distribution statistique des paramètres atmosphériques calculée sur 10 ans minimum. Cette distribution statistique est présentée sous forme de diagrammes. 

En particulier, le diagramme ombrothermique (aussi appelé climatogramme) montre les moyennes mensuelles de la température (courbe rouge) et des précipitations (bâtons bleus) calculées sur plus de 10 ans. Il permet d’identifier facilement si le climat est chaud, froid, humide, sec, tempéré, s’il comporte deux saisons distinctes ou bien quatre…

Par convention, une gradation de l’échelle des précipitations correspond à deux gradations de l’échelle des températures. 

  • Les périodes de sécheresse sont caractérisées par une courbe de précipitations située en-dessous de la courbe des températures.
  • Les périodes humides sont caractérisées par une courbe de précipitations située au-dessus.

Attention : ce seuil s’applique bien aux climats des moyennes latitudes. Il s’applique en revanche, assez mal, dans les régions polaires car l’air y est sec toute l’année, et dans les régions tropicales, en raison de l’humidité élevée permanente. 

Voici le climatogramme de la ville de Rennes. Comment évolue la température au cours de l’année ? Quels sont les mois les plus chauds et les plus froids ? Estimer la température moyenne annuelle. Observer ensuite l’évolution des précipitations. Le climat vous semble-t-il plutôt sec ou pluvieux ?

Voici maintenant les climatogrammes des villes de Madrid et de Kinshasa. Commentez l’allure des courbes de température et les variations de pluviométrie. Combien y a-t-il de saisons à Madrid ? A Kinshasa ?