Le climat est fréquemment évoqué dans les médias, à travers des phénomènes comme le réchauffement global, le dérèglement climatique, la montée des eaux, le risque accru de tempêtes… Derrière ces phénomènes, de nombreux phénomènes physiques sont à l’œuvre. Avant de nous intéresser à ces processus, penchons nous sur la notion de climat. 

Climat ou météo ?

La météo correspond à l’état de l’atmosphère en un certain lieu et à une certaine date. Cet état est caractérisé par de nombreux paramètres physiques comme la température, le vent, l’humidité, les précipitations, le couvert nuageux… que l’on regroupe sous le nom de conditions météorologiques

La compréhension des phénomènes météorologiques repose donc sur une bonne compréhension du milieu atmosphérique. Les conditions météorologiques varient en fonction des saisons (plus précisément, en fonction de la quantité d’énergie solaire reçue au sol) et sont conditionnées par les facteurs géographiques comme l’altitude, la latitude, la présence d’eau à proximité (mer, océan, lac…). 

Elles sont relevées quotidiennement par les capteurs installés dans les stations au sol et à bord des satellites. Les données sont ensuite transmises aux services météorologiques et utilisées pour établir des prévisions sur 10 à 15 jours.

Prévoir le temps n’est pas une tâche aisée. En effet, les phénomènes météorologiques se produisent sur plusieurs échelles temporelles et spatiales. Ainsi un orage peut durer quelques heures tandis que les tempêtes des moyennes latitudes peuvent durer plusieurs jours et s’étendre sur des milliers de kilomètres. Prévoir la météo qu’il fera dans 1, 5 ou 10 jours demande d’anticiper ces processus et leurs interactions. Malgré l’importance des moyens techniques, la prévision de certains phénomènes complexes, comme les tempêtes tropicales, reste difficile et fait encore l’objet d’une quête d’amélioration permanente.

Le climat se distingue de la météo, au sens où il correspond aux conditions météorologiques moyennes qui règnent en un endroit donné au cours d’une période de l’année bien définie. Il conditionne le développement des organismes et les récoltes.

Son étude est l’objet de la climatologie, une science qui fait appel à de nombreuses autres disciplines comme la météorologie (pour la connaissance de l’état de l’atmosphère), la géographie physique (pour la caractérisation de la surface et l’étude de ses interactions avec les vents) mais aussi la géochimie, l’océanographie…

Le but de la climatologie moderne est non seulement de caractériser les climats terrestres mais aussi de comprendre leur évolution à travers les âges, que ce soit loin dans le passé ou dans les temps futurs. 

Les climats actuels se définissent à partir de la distribution statistique des paramètres atmosphériques calculée sur 10 ans minimum. Cette distribution statistique est présentée sous forme de diagrammes. 

En particulier, le diagramme ombrothermique (aussi appelé climatogramme) montre les moyennes mensuelles de la température (courbe rouge) et des précipitations (bâtons bleus) calculées sur plus de 10 ans. Il permet d’identifier facilement si le climat est chaud, froid, humide, sec, tempéré, s’il comporte deux saisons distinctes ou bien quatre…

Par convention, une gradation de l’échelle des précipitations correspond à deux gradations de l’échelle des températures. 

  • Les périodes de sécheresse sont caractérisées par une courbe de précipitations située en-dessous de la courbe des températures.
  • Les périodes humides sont caractérisées par une courbe de précipitations située au-dessus.

Attention : ce seuil s’applique bien aux climats des moyennes latitudes. Il s’applique en revanche, assez mal, dans les régions polaires car l’air y est sec toute l’année, et dans les régions tropicales, en raison de l’humidité élevée permanente.